Islande

Le grand récap de notre voyage dans le Sud de l’Islande en hiver 

Dernière mise à jour de cet article le 19 juillet 2026



Il est temps de clore ce chapitre sur notre extraordinaire voyage d’hiver en Islande. Partir explorer le Sud du pays en février a été une aventure unique. Quel bonheur de rouler face à ces paysages incroyables et de voir, la nuit venue, le ciel s’embraser sous la danse des aurores boréales.

Dans cet article récapitulatif, je vous emmène avec moi tout au long de cet itinéraire d’hiver dans le sud de l’île. Au programme : les étapes incontournables, mes coups de cœur, mais aussi tous mes conseils pratiques pour conduire sur la neige et profiter au maximum de la magie islandaise.

Et bien sûr, comme d’habitude, ne manquez pas en fin d’article l’avis de Kiki qui est tombé éperdument amoureux de l’Islande. Et, pour ceux qui redoutent la route, sachez qu’il a conduit comme un chef tout au long du séjour !

Rouler en hiver en Islande : la sécurité au cœur de l’aventure

Partir en hiver en Islande demande une certaine préparation, mais rassurez-vous : l’Islande est parfaitement équipée pour faire face à ses éléments. Pour ce circuit, nous avons privilégié les axes principaux, bien entretenus et sécurisés.

Voici les trois règles d’or pour un road trip serein :

  • Tous les véhicules de location en hiver sont équipés de pneus cloutés. C’est un changement de vie ! La tenue de route sur la glace devient incroyablement stable.
  • En ne descendant pas plus loin que Vík, vous évitez les zones les plus isolées du sud-est. Si une tempête passe, vous avez toujours une option de repli ou une activité à proximité sans être bloqué à l’autre bout de l’île.
  • Avant chaque départ, deux réflexes simples sauvent votre journée : consulter Vedur.is (météo) et Road.is (état des routes en temps réel). Restez sur la Route 1 (la Ring Road) et les axes principaux. Les routes secondaires (F-roads) sont fermées.
louer une voiture pour faire un road trip dans le sud de l'Islande en hiver

La conduite en Islande est le plus gros défi de l’hiver. Ce n’est pas seulement de la neige, c’est aussi le vent, qui peut être latéral et extrêmement violent. Tenez toujours votre portière à deux mains quand vous l’ouvrez (le vent peut les arracher !).

10 jours en Islande en hiver : le condensé de notre itinéraire

Voici les grandes étapes de notre voyage. Pour chaque étape, vous trouverez un lien vers l’article dédié avec mes récits complets.

Jours 1 & 2 : Reykjavik, la capitale islandaise

On commence en douceur par Reykjavík. Entre ses maisons colorées et ses boutiques souvenirs, la capitale est le point de départ idéal pour s’acclimater au froid islandais. Ne manquez pas la vue depuis l’église Hallgrímskirkja !

👉 Découvrir nos incontournables à Reykjavík

Jours 3 & 4 : Borgarnes et la Péninsule de Snæfellsnes

Cap vers l’Ouest. Snæfellsnes, c’est « l’Islande en miniature ». On y trouve le célèbre mont Kirkjufell sous la neige, des falaises de basalte et des plages. Dormir à Borgarnes permet de rayonner facilement dans cette région sauvage. Il y a d’ailleurs un musée, The Settlement Center qui est incontournable.

Jours 5 & 6 : Le Cercle d’Or, entre puissance et géothermie

C’est le grand classique, mais en hiver, il prend une dimension surnaturelle. Les cascades de Gullfoss sont entourées de sculptures de glace et le geyser Geysir semble encore plus impressionnant dans l’air gelé. C’est ici que l’on ressent toute la puissance de la terre. On se croirait à Yellowstone.

👉 Mon article pour réussir sa visite du Cercle d’Or.

Jours 7 & 8 : La Côte Sud et les plages noires de Vík

Direction le Sud de l’Islande pour découvrir les paysages les plus incroyables de l’île. Entre les cascades de Skogafoss et les plages de sable noir de Vík, le contraste entre l’écume blanche et la roche volcanique est saisissant. C’est aussi ici que nous avons pu approcher de près un glacier.

👉 Voir mon article sur notre road trip dans le sud de l’Islande entre Skógafoss et Vík.

Jours 9 & 10 : Péninsule de Reykjanes et retour

On boucle la boucle par la péninsule de Reykjanes. Souvent délaissée (à tort !), c’est une terre volcanique brute où l’on peut toucher la lave et admirer des champs de boue bouillonnante. Un final parfait avant de reprendre l’avion, avec des souvenirs plein la tête.

👉 Retrouvez notre article sur que voir sur la péninsule de Reykjanes ?

Parkings et tarifs en Islande

En Islande, il faut toujours prévoir de payer les parkings dans une petite cabine sur place, soit directement depuis une application mobile. Les tarifs varient généralement entre 700 et 1 000 ISK (entre 4,88 et 6,97 €) par véhicule. Dans certains endroits, il faut également payer pour l’accès aux toilettes, généralement entre 200 et 300 ISK (entre 1,39 et 2,09 €). Nous avons parfois eu des doutes sur le paiement mais nous n’avons jamais reçu d’amende !

Comment construire son itinéraire pour 10 jours en Islande en hiver ?

Construire un itinéraire hivernal en Islande ne ressemble à aucun autre voyage. En été, on peut improviser alors qu’en hiver, la sécurité et la luminosité dictent le programme. D’ailleurs, vouloir faire le tour complet de l’île (en suivant la Route 1) en 10 jours en plein hiver est techniquement possible, mais vous passeriez 8h par jour dans votre voiture, stressés par la météo. En se concentrant sur l’Ouest et le Sud et donc en limitant les kilomètres, vous vous offrez une marge de sécurité si une route ferme et, surtout, vous profitez des paysages au lieu de les regarder défiler.

Par ailleurs, en hiver, le soleil est paresseux. Selon le mois, vous aurez entre 5h et 9h de vraie lumière. Lors d’un voyage en février en Islande, il faut prendre en compte les horaires de lumière naturelle. Les journées débutent vers 9h, lorsque la lumière commence à apparaître, et le soleil se lève complètement vers 10h. Le soir, le coucher du soleil se situe autour de 18h.

louer une voiture pour faire un road trip dans le sud de l'Islande en hiver

En Islande, c’est la météo qui décide. Un itinéraire réussi en février est un itinéraire flexible. Ne réservez pas d’activités millimétrées sans vérifier les conditions d’annulation.

La quête des aurores boréales en Islande

C’est le clou du spectacle. Voir le ciel s’illuminer de vert est une expérience inoubliable. Mais attention, les aurores ne se commandent pas ! Pour les apercevoir, vous avez besoin d’une activité solaire suffisante et d’un ciel dégagé. En Islande, la météo change toutes les 5 minutes, ce qui est à la fois votre pire ennemi et votre meilleur allié : un ciel couvert à 20h peut être parfaitement clair à 22h.

voir des aurores boréales en Islande

Mes 3 conseils pour voir des aurores boréales :

  1. Fuyez la pollution lumineuse : même si on peut parfois les voir depuis Reykjavík, éloignez-vous des lumières de la ville pour un spectacle vibrant.
  2. Apprivoisez les indices : Apprenez à lire l’indice Kp (qui mesure l’activité géomagnétique). Un indice 3 est déjà synonyme de très beau spectacle. Vous pouvez télécharger une application Aurora qui vous aidera.
  3. Soyez patients et équipés : On attend parfois des heures dans le froid..et on ne voit rien.

Où dormir en Islande pour apercevoir les aurores boréales ?

Pour nos hôtels, nous avons privilégié des établissements hors des villes. Ainsi, à l’exception de Reykjavik, nous avons cherché des hébergements isolés. Nous n’avons donc pas eu besoin de reprendre la voiture à 23h pour admirer les aurores boréales. Il suffisait de sortir de l’hôtel, pour guetter les aurores boréales. D’ailleurs, plusieurs hôtels en Islande proposent un service d’appel téléphonique pour ne pas rater le spectacle si vous dormez.

Enfin, on pourrait penser qu’il y a peu de monde en février en Islande, mais les meilleurs hébergements isolés et bien placés sont pris d’assaut par les photographes. Nous avons réservé tous nos hôtels plusieurs mois à l’avance pour bénéficier des meilleurs prix.

Budget : quel prix pour 10 jours en Islande en hiver ?

On ne va pas se mentir, l’Islande est une destination très coûteuse. Mais voyager en hiver permet de réaliser de jolies économies, notamment sur les vols et certains hébergements.

  • Le vol : en février, les tarifs sont souvent très attractifs par rapport à la saison estivale.
  • La voiture : c’est un gros poste de dépense notamment avec l’assurance.
  • L’hébergement : réservez le plus en amont possible pour bénéficier des meilleurs prix.
  • La nourriture : Le secret pour ne pas se ruiner ? Faire ses courses dans les supermarchés (Bónus ou Krónan). Un restaurant classique coûte vite 40-60€ par personne.

Comment s’habiller pour affronter l’hiver islandais ?

En Islande, on ne dit pas qu’il fait mauvais temps, on dit qu’on est mal habillé. La clé, c’est la technique de l’oignon (le multicouche).

  1. La couche de base : des sous-vêtements thermiques en laine mérinos (haut et bas). Oubliez le coton, qui garde l’humidité.
  2. La couche isolante : une bonne polaire ou une doudoune légère.
  3. La couche protectrice : un coupe-vent imperméable de qualité. C’est elle qui vous protégera du vent cinglant sur les plages de Vík.
  4. Les extrémités : Des chaussures de randonnée étanches, des chaussettes en laine, un bonnet qui couvre les oreilles et des gants .

L’accessoire indispensable : les petits crampons de ville à enfiler sous vos chaussures. Ils nous ont sauvé la mise plus d’une fois sur les parkings transformés en patinoires !

Les activités incontournables de notre road trip en Islande en hiver

Pourquoi partir en février ? Pour ces expériences que vous ne vivrez jamais en été :

  • La chasse aux aurores boréales : c’est le grand frisson de l’hiver. Chaque soir, l’excitation de voir le ciel s’illuminer est totale. Et je vous assure que l’on ne s’en lasse pas. Et la déception est grande lorsque l’on ne voit rien.
  • Les sources chaudes sous la neige : se baigner dans une eau à 38°C alors que la température est négative à l’extérieur ou qu’il neige est une expérience inoubliable.
  • Les cascades de glace : voir des géants comme Gullfoss ou Skógafoss partiellement figés dans le gel est un spectacle d’une puissance rare.

L’avis de Kiki sur son voyage en Islande en hiver

Si vous n’avez pas lu l’article en entier, jetez au moins un œil aux photos. Ne sont-elles pas d’une beauté à couper le souffle ? C’est exactement l’impression que Kiki et Sophie garderont de l’Islande. Cela, et quelques autres souvenirs. Des moments certes brefs, mais qui resteront gravés dans leur mémoire.

La météo en Islande

En raison des conditions météorologiques particulières, le mécanisme de fermeture des fenêtres en Islande est robuste. Tellement robuste que Sophie n’arrivait tout simplement pas à ouvrir la fenêtre de l’hôtel à Reykjavik. Une affaire évidente pour Kiki : un peu de force, un peu d’astuce – en temps normal, cela suffit (rien de bien glorieux, donc). Erreur. Même une recherche sur Google n’a pas permis de résoudre le mystère. Heureusement, une gentille dame du service de nettoyage est venue à la rescousse et a ouvert la fenêtre d’un seul geste. Sans effort, sans drame. Bon, avec le recul, ça avait l’air très simple – d’une simplicité embarrassante.

Faire des photos en Islande

En tant que passionné de photo, Kiki préfère les heures du matin ou du soir : on appelle aussi ce moment « l’heure dorée ». En Islande, à cette période de l’année, c’est l’heure dorée toute la journée : dès les premières lueurs de l’aube, on a l’impression que la journée touche déjà à sa fin, car le soleil ne s’élève jamais très haut dans le ciel. Une perception du temps un peu étrange, mais un véritable jackpot pour la photographie. Si quelqu’un se demande pourquoi toutes ces photos sont si belles : non, Kiki et Sophie n’étaient pas constamment en vadrouille tôt le matin ou juste avant le coucher du soleil. C’était simplement le cas à tout moment.

Les aurores boréales

Et encore un dernier mot sur les aurores boréales. Kiki s’étonne toujours qu’un petit détail important soit rarement mentionné : les aurores boréales ne sont pas vertes ! Non, quand vous levez les yeux vers le ciel, vous ne voyez que des voiles de nuages gris, comme des lambeaux de brume. Point barre ! Voilà, maintenant vous le savez. Si vous voulez voir les aurores boréales dans toute leur splendeur verte, vous devez regarder à travers votre appareil photo (même celui de votre smartphone). Et même là, ça ne marche pas toujours, comme Sophie a pu le constater. Mais pas d’inquiétude : Kiki avait bien sûr la solution à ce problème. Les photos réussies proviennent en effet toutes de son appareil photo – et non, ce n’est pas un iPhone.

Kiki et Sophie ont été profondément impressionnés par l’Islande à bien des égards. Une chose est sûre, ils reviendront ici, et la prochaine fois, ce sera en été. Non pas pour chasser les aurores boréales, mais pour découvrir encore davantage cette île sauvage et fascinante.

Kiki fait un road trip dans le sud de l'Islande en hiver
Kiki en Islande

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